segunda-feira, 11 de abril de 2016

Reagrupar a vanguarda operária revolucionária no Brasil

A TML reproduz o nosso artigo que foi publicado nas páginas 18/19 do periódico Revolucion Communiste n. 16, órgão oficial do Groupe Marxiste Internationaliste, da França, o qual fez uma apresentação, onde teceu importante comentário, criticando a trajetória reformista, a colaboração de classes com a burguesia e a aliança prolongada com os partidos burgueses, ou seja, a política frente populista do PT, ressaltando a necessidade da frente única da classe trabalhadora contra a reação, inclinando-se para a autodefesa e auto-organização e, acima de tudo, um partido operário revolucionário que, com base no marxismo-leninismo, por meio da revolução, prepara o poder operário e camponês, e a destruição do Estado burguês, no caminho do socialismo.

O GMI faz parte do Coletivo Revolução Permanente (CoReP), juntamente com o Gruppe Klassenkampf, da Aústria, Revolução Permanente, do Peru, e o Movimento ao Socialismo, da Rússia (em processo de integração ao CoReP). A TML é simpatizante do CoReP.

A tradução do nosso artigo foi feita pelo próprio GMI (por segurança, consultá-lo no Blog do GMI). 


“Correspondance du Brésil 

Le Groupe marxiste internationaliste a reçu sur les manifestations du 31 mars le compte-rendu cidessous de ses camarades du Brésil. Ceux-ci s’inscrivent à juste titre dans la mobilisation actuelle des masses pour défendre le Parti des travailleurs (PT) contre la campagne de la réaction et de l’impérialisme. À notre avis, il faut que les communistes internationalistes expliquent aux travailleurs que ce sont les trahisons du PT, la politique au service de la bourgeoisie des gouvernements qu’il a formés et son alliance prolongée avec des partis bourgeois qui ont désorienté la classe ouvrière et facilité la tentative en cours de renversement de Roussef (PT). La classe ouvrière a besoin du front unique contre la réaction, appuyé sur l’autodéfense et l’auto-organisation et, par-dessus tout, d’un parti ouvrier qui soit révolutionnaire, basé sur le marxisme, qui prépare le pouvoir des travailleurs et la destruction de l’État bourgeois.


Le mouvement ouvrier et populaire intensifie la lutte contre le putsch 

Le mouvement ouvrier et populaire a organisé hier des manifestations partout dans le pays qui ont vu la participation de milliers de personnes contre le putsch de la bourgeoisie compradore et de l’impérialisme nord-américain pour destituer la présidente Dilma Roussef.

Les mobilisations ont été convoquées par le Front Brésil populaire (Frente Brazil Popular) dirigé par le Parti des travailleurs (Pt), le Parti communiste du Brésil (PCdoB), le Parti de la cause ouvrière (Pco), la Centrale unique des travailleurs (Cut, liée au Pt), la Centrale des travailleurs et travailleuses brésiliens (Ctb, lié au PCdoB), le Mouvement des travailleurs sans-terre (Mtst) et le Mouvement des travailleurs sans toit (Mtst), Une (Union na-tionale des étudiants) et Ubes (Union brésilienne des élèves du second degré) et divers mouvements sociaux et populaires. La Ligue bolchevique internationaliste (Lbi) a également admis qu’un putsch était en cours, puisqu’elle a participé aux manifestations le 18 mars et hier.

Ces gigantesques manifestations prolongent les manifestations du 18 mars, ce qui montre que le mouvement ouvrier et populaire intensifie la lutte contre le putsch en mobilisant chaque fois les couches populaires les plus variées.

La mobilisation a réussi à attirer l’important Mouvement des travailleurs sans terre (Mtst), dirigé par Guilherme Boulos, qui oscille entre boycott et participation à la mobilisation contre le putsch. Pourtant, le Mtst est influencé par la gauche petite-bourgeoise menée par le Psol (Parti du socialisme et de la liberté), rallié par la Gauche marxiste (Esquerda Marxista, ex-Pt, affiliée au Courant marxiste international d’Alan Woods) et par le Pstu (Parti socialiste des travailleurs unifiés, principal parti de la Lit moréniste, Ligue internationaliste des travailleurs) ainsi que par leurs satellites (Mouvement révolutionnaire des travailleurs, ancienne Ligue stratégique des travailleurs – Quatrième internationale – Mrt/Ler-Qi), lesquels, en pratique, sont alignés sur la bourgeoisie pro-impérialiste putschiste, avec son mot d’ordre « Fora Todos » (« Tous dehors »), qui en réalité signifie « Fora Dilma » (« Dilma dehors »). Cette gauche petite-bourgeoise se trouve aujourd’hui complètement isolée.

Luiz Almagro a également reconnu qu’un putsch est en préparation contre la présidente Dilma Rousseff. Il est le secrétaire de l’Organisation des États américains (Oea), un organisme qui est la courroie de transmissions des intérêts de l’impérialisme, donc un véritable repaire de brigands, comme disait Lénine de la Société des nations, l’organisation qui a précédé l’Organisation des nations unies (Onu).

Dilma Rousseff a dénoncé ouvertement le putsch, notamment à travers l’entretien collectif qu’elle a accordé aux journalistes étrangers.

Par contre, Lula a fait un discours très conciliateur lors de la manifestation du 18 mars, en donnant toujours la priorité à la collaboration de classes, en gardant l’espoir d’aboutir à un accord avec les putschistes ou de négocier une capitulation, ce qui entre en contradiction avec les luttes des militants de base du Pt, de la Cut et des mouvements populaires et sociaux. Lula semble effrayé par son arrestation qui l’a conduit de force à faire une déposition devant la Police fédérale (Lula n’a jamais refusé de faire une dé-position ; il a déposé quatre fois auparavant).

Un événement très important a eu lieu cette semaine : la sortie du Parti du mouvement démocratique brési-lien (Pmdb) du gouvernement Rousseff.

Le Pmdb est le plus grand parti du pays, il était le principal parti bourgeois du front populaire de Dilma Rousseff, ce qui approfondit la crise. Néanmoins, alors que le Pmdb a voté à main levée, lors d’une réunion de sa direction nationale, la rupture avec le gouvernement de Dilma Rousseff a ouvert une crise dans ce parti, puisque ses ministres refusent d’abandonner leur poste, en affirmant vouloir rester dans le gouvernement.

De son côté, il semble que le vice-président du Pmdb Michel Temer, qui a présenté un programme économique de gouvernement nommé « Un pont vers le futur », une véritable aberration néolibérale d’attaque totale contre les droits des travailleurs, ne réussit pas à établir un consensus autour de son nom, ce qui com-plique également la situation des putschistes. En effet, l’autre nom qui circule pour succéder à la destitution (putsch parlementaire à la mode du Paraguay) est celui du président de la Chambre des députés, Eduardo Cunha, qui dirige le putsch. Il est accusé d’avoir détourné plus de cinq millions de dollars de Petrobras et d’avoir dissimulé qu’il possède plus de neuf comptes bancaires à l’étranger. La révélation de ces comptes fait partie de la soi-disant « Operação Lava Jato » (« Opération net-toyage ») dirigée par le juge fasciste Sergio Moro. Il est probablement un agent de la Cia qui fait le jeu du Parti de la social-démocratie brésilienne (Psdb) pro-impérialiste, le principal parti putschiste, lié aux États-Unis et à Chevron, une compagnie pétrolière nord-américaine qui attaque les sous-traitants brésiliens liés à Petrobras, compagnie brésilienne qui a récemment découvert les réservoirs pré-salifères convoités par les intérêts nord-américains.

Les putschistes, leurs institutions et organisations, c’est-à-dire les partis comme le Psdb, le Dem et le Pmdb, le pouvoir judiciaire, le ministère public, la presse (Rede Globo, Rede Bandeirantes, Folha de São Paulo, O Estado de São Paulo, Jornal do Brasil, etc.), la fédération des industries de l’État de São Paulo (Fiesp), la fédération des industries de Rio de Janeiro (Firjan), ont passé beau-coup de temps ces dernières semaines à expliquer dans la presse bourgeoise que la destitution n’est pas un putsch puisque le mot d’ordre « le putsch n’aura pas lieu » a gagné en popularité.

Néanmoins, c’est pour les putschistes une course contre la montre. Ils sont décidés à écarter Dilma Rousseff du gouvernement le 17 avril, avec le vote par la Chambre des députés de la dénonciation du crime de responsabilité, à cause des « pédalages fiscaux » (des emprunts auprès des banques publiques pour payer les dépenses publiques) ; ce crime n’a aucun fondement puisque tous les gouvernements au Brésil font ou ont fait des « pédalages fiscaux », que ce soit le gouvernement fédéral ou les États. Dans ce cas, le procès en destitution sera porté devant le Sénat fédéral afin qu’il juge Rousseff qui devra abandonner son poste. En pratique un retrait de Roussef signifierait la consommation du putsch.

Hier, le Colonel Adilson Moreira, de la Force nationale de sécurité, un organisme de répression créé par le Pt lui-même, a abandonné son poste tout en attaquant la présidente Dilma Rousseff.

Tous ces faits, à la fois l’intensification de la mobilisation ouvrière et populaire et le mouvement putschiste bourgeois et pro-impérialiste, ne font que démontrer l’exacerbation de la lutte de classes, présageant dans un avenir proche une grande confrontation avec une résistance populaire massive.

La Tml intervient dans les luttes contre le putsch de la bourgeoisie pro-impérialiste, en combattant la politique de collaboration de classes de la direction majoritaire du Pt ; elle vise l’organisation indépendante du prolétariat brésilien, dans la perspective stratégique de lutte pour un gouvernement ouvrier et paysan.

1 avril 2016

Tendência Marxista-Leninista

(Tendance marxiste-léniniste / Brésil)”

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